L'ANKOU

Oberour ar maro ( l’ouvrier de la mort )

Il exerce sa besogne depuis la tradition païenne et a survécu à la Christianisation du royaume Celte. Il est connu sous les noms de Ankow en Cornouaille et de Angheu au Pays de Galles. Sa représentation commune est un homme grand aux membres squelettiques et au visage cadavérique. De longs cheveux blanc et argent flottent au vent sous un large chapeau de feutre.

Il est aussi représenté comme un squelette drapé d’un linceul dont la tête vire continuellement en haut de sa colonne vertébrale. Dans cette représentation il porte dans une main une lance ou à l’extrémité est montée une girouette qui a charge de lui indiquer la direction des âmes qu’il a à quérir.

Dans une représentation comme dans l’autre, l’Ankou porte avec lui une faux.

La particularité de cette dernière est que l’outil est monté à l’envers d’une faux de moissonneur. Ici, le tranchant est à l’extérieur, ce qui fait que pour faucher il projette son outil en avant alors qu’un moissonneur traditionnel tire à lui la lame.

 

L’Ankou pour se déplacer se tient debout dans une charrette a clair voie.

Cette charrette appelée karrik ou karriguel ann Ankou est reconnaissable de nuit par le bruit particulier que fait son essieu en grinçant.

Le chariot est tiré par deux chevaux attelés en flèche.

Celui de devant est maigre voir squelettique, celui du limon est noir, le poil soyeux, luisant et est gras.

 

L’Ankou à traditionnellement deux compagnons qui l’assistent dans son travaille. Habillés de noir  et le visage caché sous un capuchon ou un chapeau de feutre, l’un marche devant l’attelage de l’Ankou et est chargé d’ouvrir les portes des enclos et des chemins, l’autre a pour mission de conduire le cheval de tête par la bride. Le premier a aussi pour tâche de charger les morts que l’Ankou a fauché.

 

Selon les régions, c’est le dernier ou le premier mort de chaque paroisse qui est l’Ankou pour le reste de l’année.

Toujours selon la tradition, voir ou entendre l’Ankou alors que sa visite ne nous est pas destinée, mène à la mort dans les jours prochain le témoin de son passage.