LE PARADIS

La route du paradis n’est que ronces et épines et est jalonnée de quatre-vingt-dix-neuf auberges ou l’on doit s’ajourner au moins une fois. Celui qui n’a pas d’argent pour payer et consommer dans une auberge rebrousse chemin et prends la route de l’enfer.

L’auberge située a mi-parcours s’appelle Bitêklê. Dieu vient y faire sa tournée tous les samedi soir et emmène avec lui les voyageurs qui ne sont pas trop saoul.

Trois rangs de nuages sont à franchir avant d’arriver au paradis. Le premier est noir, le second gris et le dernier d’un blanc immaculé.

Selon les uns, c’est Saint Mathurin, pour d’autre c’est Saint Denis qui est chargé de conduire les âmes qui ont terminé leur pénitence, vers le paradis.

Saint Michel garde la porte du paradis. C’est lui qui est chargé de peser les âmes pour savoir si elles peuvent être reçues. C’est pourquoi il est représenté portant une balance.