La transformation

 

 

 Il existe des transformations volontaires et d’autres involontaires.

Les transformations volontaires sont le plus souvent d’un être né de l’union d’un sorcier et d’une louve ou d’un loup et d’une sorcière. La progéniture possède alors le pouvoir de se transformer à sa guise en homme ou en bête.

Un autre cas de transformation volontaire est le pacte avec le diable ou un démon.

Le possédé transformé en loup en profite alors pour faire les pires carnages.

La transformation avec une ongue spéciale ou une ceinture magique est aussi citée dans de nombreux ouvrages.

Un autre cas de transformation est dit involontaire.

C’est le cas par exemple, quand un incube abuse et soumet à ses charmes une personne humaine de sexe féminin ou un succube pour l’inverse. L’enfant né de cette union contre nature se verra souvent destiné à pratiquer la sorcellerie et sera un parfait futur loup-garou.

 

Une autre thèse sur la transformation et l’apparition des loups-garous est soutenue par Eliphas Levi dans Dogme et rituel de haute magie :

 

…………….Osons dire maintenant qu'un loup-garou n'est autre cho­se que le corps sidéral d'un homme, dont le loup représente les instincts sauvages et sanguinaires, et qui, pendant que son fantôme se promène ainsi dans les campagnes, dort péniblement dans son lit et rêve qu'il est un véritable loup.

Ce qui rend le loup-garou visible, c'est la surexcitation presque somnambulique causée par la frayeur chez ceux qui le voient, ou la disposition, plus particulière aux personnes simples de la campagne, de se mettre en communi­cation directe avec la lumière astrale, qui est le milieu commun des visions et des songes. Les coups portés au loup-garou blessent réellement la personne endormie par congestion odique et sympathique de la lumière astrale, par correspondance du corps immatériel avec le corps matériel…………………

 

Cette idée expliquée par Eliphas Lévi, pourrait être en rapport avec les phénomènes de bilocation abondamment commentés et attestés  par de nombreux notables et repris dans divers ouvrages ou récits, qui consistent en la présence de l’esprit matérialisé d’une personne, alors que celle-ci se trouve en tant qu’enveloppe charnelle à des lieux de la scène.

 

Gôrres partage en trois classes les faits de bilocation :

1° Quelquefois, dit-il, l'homme est emporté avec impétuosité dans un lieu éloigné, et c'est alors le système moteur qui concourt d'une manière spé­ciale à la production des faits de cet ordre.

2° Dans les faits de seconde classe, l'homme, restant à sa place, est conduit en esprit au loin, y fait ce que Dieu veut qu'il fasse — si l'opération n'a pas un caractère diabolique — et rapporte avec soi certains signes extérieurs qui attestent sa présence aux lieux que son esprit a visités.

3° Dans les faits de troisième classe, l'homme restant à sa place, et y étant vu par les autres, est vu ailleurs en même temps, et y agit d'une manière effective et réelle; or, cette bilocation participe à la nature de la vision.

 

« Rien au monde n'est mieux attesté et plus incontestablement prouvé que la présence visible et réelle du Père Alphonse de Liguori près du pape agonisant, tandis que le même personnage était observé chez lui, à une grande distance de Rome, en prière et en extase »

                                                                                  Eliphas Lévi.