GREATRAKES, Valentin

Empirique qui fit du bruit en Angleterre dans le dix-sep­tième siècle; il était né en Irlande en 1628. On ignore la date de sa mort. Il remplit de brillants emplois, mais il avait la tête déran­gée. En 1662, il lui sembla entendre une voix lui dire qu'il avait le don de guérir les écrouelles; il voulut en user et se crut même appelé à traiter toutes les maladies: ce qui lui attira une grande célébrité. Ce­pendant une sentence de la cour de l'évê­que de Lismore lui défendit de guérir.

Sa méthode consistait à appliquer les mains sur la partie malade et à faire de légères frictions de haut en bas; était-ce du magnétisme? Il touchait même les possédés, qui tombaient dans des convulsions aussitôt qu'ils le voyaient ou l'entendaient parler. Plusieurs écrivains se moquèrent de lui. Saint Évremont écrivit contre la crédulité qu'on lui accordait. Mais Greatrakes a eu des défenseurs, et Deleuze, dans son histoire du magnétisme animal, l'a présenté sous un jour qui fait voir que c'était en effet un ma­gnétiseur.