POUR DETRUIRE TOUS SORTS ET FAIRE VENIR A VOUS LA PERSONNE QUI A CAUSE LE MAL :

Prenez le cœur d’un des animaux morts du fait des manœuvres occultes. Surtout qu’il n’ait aucun signe de vie. Placez-le sur une assiette propre, puis procurez-vous neuf piquants d’aubépine, et procédez comme il va suivre.

Plantez dans le cœur un de vos piquants, en disant : Adibaga,sabaoth,adonay,contra ratout prisons prerunt fini unixio paracle gossum.

Prenez, ensuite, deux autres piquants et plantez-les, en disant : Qui fussum médiator agros gaviol valax.

Prenez-en deux autres ; et les enfonçant dites : Landa zazar valoi sator saluxio paracle gossum.

Enfoncez encore deux piquants, en prononçant : Mortus cum fine sunt et pert flagellantionen domini noseri jesu christi.

Enfin, faites pénétrer les deux derniers piquants avec les paroles qui suivent : Avir sunt devnat vous paracletur strator verbonum offisum fidando.

Puis, dites :

J’appelle ceux ou celles qui ont fait fabriquer le missel Abel.

Lâche, a-t-on mal fait que, partant, tu aies, à venir nous trouver, par mer ou par terre, tout partout, sans délai et sans répit.

Pour lors, percez le cœur d’un clou à ces dernières paroles.

Le cœur étant percé, comme nous l’avons indiqué, on le met dans un petit sac, puis on le pend à la cheminée. Le lendemain, vous retirerez le cœur du sac, vous le mettrez sur une assiette, retirant la première épine. Vous le repercerez dans un autre endroit, prononçant les paroles convenables ; enfin, vous les retirerez tous dans le même ordre pour les repercer, comme nous avons dit, observant de ne jamais le faire dans le même trou.

On renouvelle cette expérience pendant neuf jours de suite. Toutefois, si vous ne voulez donner relâche au malfaiteur, vous faites votre neuvaine dans le même jour, et dans l’ordre prescrit à la dernière opération, vous enfoncez les piquants.

On enfonce le clou dans le cœur en prononçant les paroles destinées à cet effet. Puis on met le cœur sur un gril, pour faire rôtir sur la braise ardente.

 

 

                                                           V. Agrippa - 2004