Maléfice d’embarrure :

Allez couper, un samedi, avant le lever du soleil, un rameau d’un coudrier d’un an d’âge, que nulle main n’ait encore touché.

Dites en même temps ces paroles : « je te coupe, rameau de cet été, au nom de (nommez ici la personne) …que je veux punir. ».

Rentré chez vous, étendez une couverture de laine neuve sur une table qui n’ait jamais servi, en disant trois fois : « in nomine Patris + et Filii + et Spiritus + sancti, et in cute Droch + Mirroch + Esenaroth + Betu + Baroch + Maaroth +. (Il faut faire le signe de la croix autant de fois que vous le voyez marqué.)

Ajoutez, après la troisième invocation : « Trinité sainte, punis celui (ou celle) qui a commis le mal contre moi, et délivre-moi de ce mal par ta grande justice : + Elion + Elion + Esmaris. Amen. »

A la dernière parole, frappez de votre rameau la couverture, et la personne qui vous aura offensé ou causé quelque tort recevra invisiblement autant de coups que vous en frapperez sur la couverture.

Variante d’un autre grimoire :

Il faut couper une baguette de coudrier vierge avec un couteau neuf à l’heure de Mercure, en disant : « je te coupe pour mutiler mes ennemis, au nom du mystère de la Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-esprit, et sous la puissance de Nebyros, Apeyros, Nuberus et Glasyalabolas ».

Il faut la couper en trois coups, puis l’emporter chez soi, faire une figure de cire vierge sous l’heure de la planète de celui que vous voulez mutiler et y écrire avec le couteau son nom de baptême, et à l’heure de Mars la mettre entre deux cierges, ayant le bras droit nu, dire en la touchant avec la baguette : « je te mutile pour tes méfaits au nom de la S.T. Nebyros, Apeyros, Nuberus et Glasyalabolas, Aroc, Baroc, Betu Bretu. »

Si vous mutilez trois fois, la personne meurt dans l’année.

 

Autre méthode d’embarrure :

Un vendredi quelconque, procurez-vous un cheveu de la personne qui vous a fait du mal, et, pendant neuf jours, faites chaque jour un nœud avec ce cheveu. Le neuvième jour, qui sera un samedi, enveloppez-le dans un parchemin vierge, et frappez dessus : votre ennemi ressentira chaque coup.

 

                                                           V. Agrippa - 2004