Dent de loup

 

 On faisait autrefois porter aux enfants des dents de loup pour qu'ils ne soient pas sujets à la peur. D'autre part, les dents de loup sont aussi l'attribut des sorcières et font partie de nom­breuses amulettes. Cette pratique, qui peut faire sourire, procède très exac­tement de la participation magique qui est à la base, non seulement de tous les pantacles non scientifiques (main de Fatma, Sacré-Coeur en breloque, et tous autres talismans figurant une partie du corps doués de vertus définies), mais des formes élémentaires ou différenciées de la médecine des semblables. Sous sa forme élémentaire, on la trouve par exemple dans certaines tribus africaines où, après la chasse, on donne en partage au fils aîné les testicules, et aux jeunes hommes de la tribu le coeur. C'est encore du même esprit que procède la préservation du nourrisson par un collier d'ambre. Enfin, dans la médecine dite allopathique, l'opothérapie procède intégralement de la participation par ingestion cependant que la médecine homéopathique utilise des principes analogues, inspirés de la méthode des signatures.